Archives de Catégorie: Marché du travail

Les sous-employés

Aux États-Unis, plus d’un diplômé sur trois agé de 25 ans et moins travaille dans un emploi qui ne requiert aucun diplôme universitaire. Ce qui me rappelle une partie du débat avec les étudiants l’an dernier – on ne doit pas handicaper nos jeunes à croire qu’un diplôme est une panacée – et il vaut recommencer à valoriser les autres voies de cheminement.

 

Et aux États-Unis, les jeunes ont la situation bien pire qu’ici, car non seulement leur diplôme ne sert pas – il leur coûte énormément plus cher!

Policier bien payé

Plusieurs ce sont offusqué de la double-compensation apparente du ministre Jean-François Lisée, qui initialement, récoltait son salaire de ministre ainsi que les « 13èmes mois » cumulés qu’il s’était négocié avec une entente avec l’université où il travaillait. Encore une fois, nous nous faisons damer le pion par les états américains dont nous prenons souvent exemple.

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La TSA syndiquée

Si vous pensiez que les travailleurs de la Transport Security Agency étaient arrogants et difficiles à virer auparavant, et bien, ce ne sera que bien pire dans le futur. En effet, les 44,000 employés nouvellement syndiqués de cette organisation viennent de signer leur première convention collective, comme nous pouvons lire ici

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Coup d’oeil sur l’économie du Québec – Le marché du travail

Depuis 1976, le taux de chômage québécois est toujours plus élevé que le taux moyen enregistré au Canada (sauf en 2009-2010) d’environ 2 points de pourcentage.

La question qui tue:  Pourquoi?

Pourquoi sommes nous donc incapables de rejoindre la moyenne? Pourquoi notre marché du travail n’est-il pas plus dynamique?

Quand on se compare au reste du monde …. ce n’est pas tellement mieux.

Ainsi, les Québécois sont parmi ceux qui participent le moins sur le marché du travail.  Quand ils occupent un emploi, ils font partie de ceux qui travaillent le moins d’heures.  Et quand ils se cherchent un emploi, ils font partie de ceux qui ont le plus de difficulté à en décrocher un.

La classe politique, qui intervient sur le marché du travail depuis des décennies, à maintenant des comptes à nous rendre!

Les pertes de GM

Le bailout de General Motors était destiné à être dispendieux pour les contribuables, en plus de créer des précédents quant au traitement des dettes de celles-ci (les investisseurs obligataires ayant été floués par l’intervention du gouvernement). Les pertes actuelles sont estimées à 26,5 milliards de dollars, et continuent à grimper. Les grands gagnants de l’intervention sont les employés syndiqués de l’UAW qui n’ont pas eu à couper leurs salaires. Selon les experts en travail James Sherk et Todd Zywicki:

« We estimate that the Administration redistributed $26.5 billion more to the UAW than it would have received had it been treated as it usually would in bankruptcy proceedings.…Thus, the entire loss to the taxpayers from the auto bailout comes from the funds diverted to the UAW. »

Source: The Forge

Bureaucracie contre le maquillage

Les fonctionnaires du Nevada veulent empêcher certaines personnes d’enseigner leur art sans obtenir de permis, qui lui nécessite une tonne de changement complètement inutiles. La bureaucracie à son meilleur.

Mefiez-vous des apparences!

Il fut un temps où les comportements racistes et discriminatoires étaient socialement admis.

Fort heureusement, des gestes et des déclarations, jadis acceptables, ne sont plus tolérés aujourd’hui. Néanmoins, nous avons beaucoup à apprendre de l’Histoire.

Au début du 20e siècle, le Brotherhood of Locomotive Engineers et le Brotherhood of Locomotive Firemen, deux syndicats américains qui représentaient les travailleurs de race blanche des chemins de fer, expri­maient ouvertement leur volonté de maintenir une ségrégation racia­le en empêchant les Noirs d’occuper certains emplois. Lire la suite

Le salaire minimum aide-t-il vraiment?

Une très bonne vidéo explicative des problèmes reliés aux politiques de salaire minimum:

1) Celles-ci nuisent principalement aux travailleurs moins qualifiés, car il ne génère pas assez de productivité pour justifier le salaire, donc ne sont jamais engagés à un taux plus élevé que le marché leur donnarait

2) Celles-ci bénéficie plutôt aux travailleurs plus qualifiés, qui conservent leur emploi et peuvent justifier le salaire plus élevé. Par contre, le marché leur permettrait d’avoir éventuellement de justifier une augmentation de salaire ou une offre de salaire plus élevée d’unc ompétiteur.

Les fonctionnaires travaille plus fort que les autres!

Selon le sénateur Ben Cardin, les fonctionnaires fédéraux accomplissent un travail beaucoup plus compliqué et difficiles, sans être rémunérés adéquatement, quand on les compare au secteur privé.

Ceci est malgré un rapport récent du Congressional Budget Office qui démontre que les employés fédéraux recoivent une compensation 16% supérieure, en incluant les avantages sociaux, qui leurs correspondants dans le secteur privé.

Source: Daily Caller (Une vidéo du sénateur est disponible dans l’article original)

Grève dans les CPE: La suite, partie 2

Lors d’un post récent, je prédisait que la prochaine étape dans la saga des revendications des employés de CPE serait dans les garderies en milieu familial, et par la suite pour les enseignants. Et bien, je l’avoue, je me suis trompé! À ma grande surprise, les revendications syndicales dans le milieu des CPE ne sont pas finies, car le gouvernement viens de sceller son entente avec celles affiliées avec la CSN, mais il semblerait qu’un plus petit groupe d’entre eux sont affiliés à la CSQ. Ceux-ci, après avoir patiemment attendu la résolution du conflit précédent, arrivent maintenant avec des revendications supplémentaires: 1 semaine de vacances supplémentaires, ainsi que 10 congés pour obligations familiales, soit 3 semaines de congé supplémentaire en tout.

On peut ici voir la force de la compétition dans le marché.. ces deux syndicats pourront se relancer la balle d’une négo à l’autre et augmenter beaucoup plus rapidements les acquis de leur membres.. car après la victoire (probable) de la CSQ d’ici quelques semaines ou quelques mois, on verra la CSN commencer à négocier leur prochain contrat en prévoyant l’expiration de la convention collective signée pour 3 ans. Et il est certain qu’elle ne commencera pas à négocier sur les bases de leur acquis, mais bien sur ceux de la CSQ!

Source: Cyberpresse

Grève des CPE: La suite

Dans les dernières semaines, nous faisions face à des grèves des employées dans les CPE. Il y a eu beaucoup de débats sur la raisonnabilité des demandes syndicales..

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Hara-kiri économique

L’Économie américaine se porte mal … et la convalescence risque d’être très longue.

1) Le taux de chômage montre des signes d’amélioration, mais ce n’est qu’un artifice.  Il y a moins de chômeurs parce que le marché du travail est en si mauvais état que beaucoup d’entre eux se découragent et quittent tout simplement la population active, comme le montre le graphique ci-dessous.

2) Par ses différents programmes, l’État décourage le travail. Lire la suite

Tactiques syndicales à la maison

Certains syndicats aux États-Unis tentent par tous les moyens d’enroller les travailleurs indépendants dans le domaines de la santé…

Les syndicats dans la fonction publique

Le droit à la grève pour la fonction public est, dans nos moeurs, un droit acquis. C’est un droit qui est, par contre, relativement récent. Traditionnellement, les employés gouvernementaux n’avaient pas le droit de faire la grève ou de s’organiser en syndicat.

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Pas le droit de choisir

Quelques clips de gens qui racontent leur histoire personnelle vis-à-vis leur droit de choisir. Ces histoires sont similaires aux notres, au Québec, où les syndiqués sont obligés de contribuer à travers leurs cotisations aux causes des dirigeants syndicaux.

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Les résultats des méthodes keynésiennes

Il existe plusieurs manières de calculer le taux de chômage.  La méthode la plus courante consiste à diviser le nombre de chômeurs sur la population active.  Aujourd’hui, ce taux est de 8,3% pour l’économie américaine.

Cette méthode est toutefois incomplète, car elle ne tient pas compte des personnes découragées, c’est-à-dire celles qui n’ont pas d’emploi, qui aimeraient bien en avoir un, mais qui ont cessé de s’en chercher un parce qu’elles sont certaines de ne pas en trouver.  En sortant carrément de la population active, ces personnes ne sont plus comptabilisées comme étant des chômeurs … ce qui réduit la mesure du taux de chômage.

Voici donc à ressemble véritablement le marché du travail américain lorsqu’on prend en considération les personnes découragées :  source ici Lire la suite

Les salaires stagnent-ils?

En réponse à une vidéo du l’ex-secrétaire du Travail des États-Unis, Robert Reich, l’économiste Don Boudreaux nous explique qu’un des points amenés – que les salaires ont stagné aux États-Unis depuis 1980 n’est pas exact. Les trois raisons amenées sont que le calcul ne tiens pas compte des avantages sociaux, que le calcul de l’inflation est imprécis et que nous devons distinguer entre les individus et les statistiques.

Voici la vidéo de M. Reich:

Quand l’État tue l’entrepreneuriat

Nos politiciens semblent souvent ne pas réaliser que la fiscalité et les réglementations peuvent décourager l’entrepreneuriat et nuire à la création d’emplois.  Du point de vue de la science économique, nous savons qu’ils se trompent complètement, car les effets pervers des impôts et des réglementations sont bien connus.

Mais rien ne vaut un exemple bien réel.  Voici un texte rédigé par un entrepreneur Hongrois.  Son texte a créé beaucoup de controverse au moment de sa publication il y a 6 mois.  Ce cri du coeur est maintenant disponible en anglais.  Il s’appelle Andor Jakab …. mais on pourrait le surnommer John Galt.  Voici son histoire:

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Éco 101: le salaire minimum

Québec nous annonce que le salaire minimum augmentera de 0,25$ le 1er mai, portant le taux général à 9,90$ l’heure : ici

Pour plusieurs, cette hausse est insuffisante.  Il est vrai que 9,90$ semble peu.  Mais la solution pour aider les travailleurs ne réside pas nécessairement dans une hausse du salaire minimum.  Au contraire, pareille initiative a un effet contreproductif.  Voici pourquoi.

Frédéric Bastiat avait écrit un court mais extraordinaire texte intitulé « Ce qu’on voit et ce qu »on ne voit pas« .  Ses enseignements sont utiles pour mieux comprendre les enjeux associés à une hausse du salaire minimum.

Ce qu’on voit : les travailleurs qui bénéficient d’une hausse de salaire.

Mais il faut aussi tenir compte de ce qu’on ne voit pas.  Par exemple, pour éviter la hausse de la masse salariale, les entreprises peuvent adopter l’une des mesures suivantes: Lire la suite

Réforme des pensions du fonctionnariat, c’est possible?

La ville de San Diego, comme bien des municipalités et gouvernements d’Amérique du Nord a un gros problème de financement de son système de pension offert aux employés du secteur public.  Celui-ci fait face présentement à un déficit de 2 milliards. L’administration veut passer une loi par référendum pour, entre autre, tranformer ses obligations de pensions à bénéfice défini (la pension est déterminée selon une formule basée sur le salaire final de l’employé) en système similaire aux REERs (on appelle cela à contribution définie – on connais le montant des cotisations, mais le montant final de la rente dépends de la somme des cotisations ainsi que du rendement sur le temps).

Le syndicat de la fonction publique s’y est opposé en envoyant du personnel pour intimider les citoyens aux endroits désignés pour signer la pétition, ainsi qu’en financant des publicités à la télévision pour tenter de convaincre les gens qu’en signant la pétition, leurs informations seraient revendues et qu’ils seraient à risque de vol d’identité.