Archives de Catégorie: Crise économique

QE Cubed: A Modest Proposal for More Fed Buying. A Lot More

Il nous arrive d’exagérer de façon spectaculaire pour démontrer comment une argumentation économique ne tiens pas la route (ex: si c’est si bon d’augmenter le salaire minimum, pourquoi ne pas le fixer à 100$ par heure ou même 1000$ de l’heure, soyons tous riches!), mais il arrive parfois que nous nous fassions damer le pion par les fans de ces méthodes eux-mêmes! David Kemper, qui est président de Commerce Bancshares propose le plus sérieusement du monde que la banque centrale des États-Unis règle le problème de la dette une fois pour toutes et imprime simplement le 15 milliards nécessaire pour rembourser celle-ci d’un coup. À lire sur le site de Bloomberg Business Week.

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Cachette européenne

La crise financière en Europe a donné des idées à une compagnie!

Chypre: la solution honnête?

Depuis une semaine, on entend parler beaucoup de la crise financière à Chypre. Celle-ci risquant le défaut de paiement sur sa dette ce serait finalement entendu hier pour recevoir des fonds d’urgence en échange de quelques conditions d’austérité. Une de celle-ci a enragé à peu près tout les chroniqueurs: la saisie, par le biais d’une taxe, d’une partie des épargnes dans les comptes de banque du pays. Mais si les gens s’enragent tant, comprennent-ils vraiment la portée des gestes des autorités depuis des années? Il semblerait que non.

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Nouvelle devise en Virginie?

Le congrès de l’État de la Virginie considère plus sérieusement un projet d’un de ses membres: la création d’une devise monétaire distincte pour l’État. Ce plan vieux de 3 ans, et qui à l’origine a été vu comme une folie, semble accrocher l’intérêt de plus en plus de politiciens… Voir cet article du Washington Post.

The trillion dollar coin is an utterly idiotic idea

J’aimerais partager ces commentaires de Lars Christensen sur l’idée de la pièce de 1 trillion, qui tiens le blogue The Market Monetarist. L’article en son entier suit:

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La pièce à un trillion

La discussion de la semaine est cette idée qui refait surface que le Trésor américain, grâce à un trou dans une loi récente,  pourrait créer deux pièces en platine et leur donner une dénomination de 1 trillion, les déposer à la Fed et recevoir un crédit du même montant pour passer outre les limites d’emprunt. Je vous fait suivre la lettre du boss de la U.S. Mint qui a aidé à écrire cette loi.

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L’Italie sort de l’impasse

La plupart des politiciens ne peuvent pas faire la bonne chose … même si ils le veulent.

Ils sont pratiquement obligés de voter selon la ligne du parti. Les États-Unis sont un bon exemple. Si les politiciens veulent changer de politique économique, les républicains ne peuvent pas voter pour augmenter les impôts. De même, les démocrates ne peuvent pas voter pour une baisse des dépenses.

Leurs blocs  respectifs les jetteraient à la porte s’ils le faisaient. Et ils le savent.
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Indicateur à suivre

Cet indicateur de la Federal Reserve Bank of St. Louis a prévu toutes les récession depuis 50 ans, c’est à surveiller. En haut de 20, une récession est pratiquement inévitable.

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Plus d’argent…

On parle beaucoup trop du « fiscal cliff » ces jours-ci. Souvenez-vous de la raison de cette loi? À l’été 2011, le gouvernement fédéral américain arrivait au bout de ses capacités légales d’emprunt, et dans une entente de dernière minute, ils ont passé cette loi qui leur donnait jusqu’à la fin de l’année 2012 pour s’entendre sur des mesures de rétablissement des finances publiques, ou bien ces mesures « draconniennes » prendraient effet. Les événements qui y étaient reliés ont mené quelques agence de quotation à réduire la quote de crédit des États-Unis.

Mais, avant même que les deux partis prennent entente sur ces réductions, surprise surprise: la nouvelle limite d’endettement sera atteinte dès lundi! Le Trésor va encore prendre quelques mesures d’urgence pour pallier à la situation, comme elle l’avait fait la dernière fois. Quoi qui arrive pour le problème du « fiscal cliff », ne vous surprenez pas si une nouvelle panique la suite de très près!

Source: Fox

Les dépendants et les productifs

Une étude du magazine Forbes, qui est mentionnée dans ce clip de Fox Business, rapporte que 11 des 50 états américains ont plus de personnes dépendants d’un chèque du gouvernement que de travailleurs du secteur privé. Inutile de vous expliquer que cette situation n’est pas soutenable à long-terme.. par dépendants, on parle de personnes recevant leur revenu de l’état tel l’aide sociale, une pension et bien sûr les fonctionnaires.

Why There Are No New Jobs In America

Économie relancée grâce au schiste

Quelques exemples de l’effet de la croissance de la production énergétique des États-Unis, et de la baisse des coûts de celle-ci qui en suit:

La compagnie Wham-O a récemment repatrié la moitié de sa production de Frisbee de la Chine vers les États-Unis.

Une nouvelle usine d’acier est en construction à Youngstown en Ohio (près des régions pétrolifère Utica et Marcellus). Cet usine de 650 millions de dollars et d’un million de pieds carrés construira 500,000 tonnes de tubes d’acier par année.

Une compagnie de fertilisants égyptienne construit une usine de fertilisants en Iowa pour 1,4 milliards. Ce sera la plus grande usine de la sorte construite dans les 20 dernières années au pays.

D’autres usines chimiques coûtant au-delà de 1 milliard à construire sont projetées par Dow Chemical, Royal Dutch Shell et Chevron Phillips au Texas et en Louisiane.

La compagnie de fertilisants CF Industries va dépenser 2 milliards pour augmenter sa production aux États-Unis d’ici 2016.

La liste des investisseurs potentiels est longue: Occidental Chemical, Formosa Plastics, LyondellBasell Industries et Eastman Chemical ont chacune annoncé des plans de construire ou de réactiver de nouvelles usines aux États-Unis.

Dette: la pointe de l’iceberg

Selon Chris Cox and Bill Archer, qui ont servi sous Bill Clinton, le problème de la dette de 16 milliards aux États-Unis n’est que la pointe de l’iceberg. En 1994 déjà, ils avertissaient que les programems sociaux en assurance-santé (Medicare) et la pension de vieillesse (Social Security) allaient rapidemtn mettre le gouvernement en banqueroute, à moins de subir une réforme drastique.

Comme nous savons, ces réformes n’ont pas eu lieu, et aujourd’hui en 2012, le problème est bien pire qu’il y a 15 ans. Selon es experts, la dette du gouvernement fédérale n’est pas de 16 trillions, mais il faut y ajouter les pensions des employés fédéraux, les promesses de la Social Security ainsi que celles de Medicare, ce qui monte le passif du gouvernement à 86,8 trillions, ou bien 550% du PIB.

Ce passif, selon eux, augmentait de 7 trillions annuellement en date du 31 décembre 2011, et cette somme est complètement ignorée quand le déficit annuel de 1.1 trillions est annoncé.

Source: Wall Street Journal

La FHA sur le point d’exploser

La Federal Housing Administration – l’équivalent américain de la SCHL a de gros problèmes de réserves, car elle a dû prendre le relais des hypothèques à risque suite à la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac, et du changement de politiques pour ces deux compagnies.

Selon un article datant du 14 novembre au Wall Street Journal:

The Federal Housing Administration is expected to report this week it could exhaust its reserves because of rising mortgage delinquencies, according to people familiar with the agency’s finances, a development that could result in the agency needing to draw on taxpayer funding for the first time in its 78-year history.

Together with Fannie and Freddie, federal agencies are backing nearly nine in 10 new mortgages.

The FHA accounted for one third of loans used to purchase homes last year among owner occupants.

Though the agency guarantees fewer mortgages than either Fannie or Freddie, it now has more seriously delinquent loans than either of the mortgage-finance giants. Overall, the FHA insured nearly 739,000 loans that were 90 days or more past due or in foreclosure at the end of September, an increase of more than 100,000 loans from a year ago. That represents about 9.6% of its $1.08 trillion in mortgages guaranteed.

La reprise américaine en perspective

Selon une étude du gouvernement américain, voici comment se compare à reprise économique actuelle par rapport à la moyenne.  (source : ici)

Quand on pense que les autres récessions n’ont pas bénéficié des mêmes plans de relance que ceux déployés depuis 2008, n’y a -t-il pas de quoi remettre en question la pertinence des méthodes keynésiennes?  Oui.  Évidemment!  Est-ce que les gouvernements tirent des leçons du passé pour éviter de reproduire les mêmes erreurs et pour éviter de gaspiller l’argent des contribuables?  Non.  Évidemment!

La Crise Expliquée à un Socialiste

Comment en est-on arrivé là ? (tout le monde va enfin comprendre)

Marcel est propriétaire d’un bistrot. Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcolos qui n’ont pas le temps de bosser et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA.

Il imagine alors un plan marketing génial :

« Picole aujourd’hui, paie plus tard ».

Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients. Chiffre d’affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur papier, le plus rentable de la capitale. Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allonge bien volontiers les délais de paiement.

Les clients de Marcel s’endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner d’augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.

Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel avec les créances-clients en garantie.

Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.

Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS.

Les « Picolobligations » sont alors « titrisées » (converties en paquets de titres négociables) afin d’être vendues sur le marché à terme.

Confiants à l’égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme « obligations AA », ne sont en fait que les créances bidons d’alcolos feignasses.

Les P »icolobligations » deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.

Un beau matin, un « risk manager » oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu’il est temps de demander à Marcel que ses clients règlent leur ardoise.

Marcel essaie, mais ses clients ne bossant pas, … bernique !

La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entraînant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.

Le cours des « Picolobligations » chute brutalement de 90%. La dépréciation de cet actif vaporise donc les liquidités de la banque. Problème : sa banqueroute ruinerait trop d’électeurs (« too big to fail » qu’on dit).

La banque est donc renflouée par l’Etat.

Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n’ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel…

Compris ?

Alors, continuez de bosser !

Texte rédigé par Pierre-François F.

Bulle économique en demande!

Un petit retour en arrière question de se donner des frissons en prévision de l’Halloween.

En 2002, Paul Krugman nous suggérait que la Federal Reserve devait remplacer la bulle du NASDAQ par une bulle immobilière pour nous sortir de la récession.

Le citant de sa chronique du New York Times:

To fight this recession the Fed needs more than a snapback; it needs soaring household spending to offset moribund business investment. And to do that, as Paul McCulley of Pimco put it, Alan Greenspan needs to create a housing bubble to replace the Nasdaq bubble.

Pas d’épargne en vue

Un sondage récent nous dit que 40% des américains ont moins de 500$ en épargne disponible en cas d’urgence. 54% admettent n’avoir aucun plan d’épargne en place et 45% croient ne jamais être en mesure d’épargner.

Source: CBS

Grèce et Malaria

Les conditions en Grèce continuent à se détériorer, jusqu’au point où on se rapproche de conditions dignes d’un pays du tiers-monde. Le premier cas de malaria a été rapporté récemment dans le pays, qui n’avait pas connu cette maladie depuis 1974. Les budgets ne permettant plus de répendre les insecticides nécessaires pour garder cette maladie sous contrôle, celle-ci a connu son retour. On parle pour l’instant de 59 cas rapportés.

L’organisation Médecin Sans Frontières s’est déployée pour aider la population du sud du pays et y travaille avec acharnement.

Source: Reuters

Great Myths of the Great Depression

Une lecture sur les mythes associés à la Grande Dépression, ses origines supposées et les solutions qu’on a voulu apporter pour s’en sortir.