Les étudiants au dessus de la loi?

Dans une société moderne, un des piliers de celle-ci est la loi et son exercice. Nous vivons en démocratie, et cela nous permets de choisir régulièrement qui nous représente au gouvernement. Ces élus une fois au pouvoir vont passer des lois en notre nom, et grâce à cette démocratie, nous avons le droit en tant que sujets du gouvernement, de reconduire ces élus si leur travail nous plaît, et de les mettre à la porte dans le cas contraire.

Dans tous les cas, les lois de notre État doivent s’appliquer à tous les citoyens. Nous pouvons trouver certaines injustes ou dénouées de sens, mais cela est notre devoir de citoyen, le temps des élections de voter en conséquence des actes de nos représentants. Nous pouvons, entre temps, certainement débattre d’idées, amener des alternatives ou tenter de convaincre nos concitoyens et nos élus qu’un changement est nécessaire. Ceci n’est pas une fonction de la démocratie en tant que tel, mais plutôt de la liberté d’expression.

Nombre d’étudiants qui sont présentement en boycott de leurs cours font savoir leur mécontentement face aux recours en justice de plusieurs de leurs confrères étudiants qui tentent de faire valoir leurs droits à recevoir les cours et la formation pour laquelle ils ont payé devant les tribunaux. Ceux-ci se plaigne de la judiarisation du conflit., et qu’ils tentent de faire valoir leur droit contre la ‘démocratie étudiante’. Nous savons que les boycotteurs ne représentent pas la majorité de la population étudiante, et se dénombre environ à un tiers de celle-ci, donc il est difficile de toujours entendre parler d’un mouvement démocratique dans ces conditions, et laissons même tomber l’argumentation des méthodes utilisées pour les votes.

Le point à faire ici, est que dans une société moderne et juste, le citoyen doit toujours pouvoir avoir recours aux tribunaux pour faire valoir ses droits devant la loi. Sans la protection de la loi, nous vivons en anarchie, où soit l’État a tous les droits et pouvoir, ou, comme le désire plusieurs boycotteurs et syndicalistes, l’équilibre du pouvoir se retrouve du côté de la foule. On aime pas une décision? On se retrouve dans la rue et on casse tout jusqu’à ce que l’on ait ce que l’on veut. Pourquoi avoir des tribunaux pour trancher une décision? Il suffit de se trouver une foule et d’aller lyncher une personne que l’on aime pas. Qui a besoin de points de loi ou de preuves pour rendre justice quand on a le nombre? Dans les pays Balkans, on n’a pas recours aux tribunaux pour la justice, il suffit de se sentir justifiés et utiliser la justice par le sang…

Ça pousse l’argumentation un peu plus loin que dans notre situation, certainement. Après tout, les manifestants étudiants nous répètent sans cesse qu’ils ne sont pas violents et que leur mouvement est pacifique. Alors mettons de côté les quelques voies de fait sur des personnes tentant de circuler à travers leurs lignes de blocus, ou les saccages fait dans plusieurs institutions, incluant l’Université de Montréal…

Depuis plusieurs semaines, des injonctions ont été faites par plusieurs tribunaux pour forcer l’ouverture des écoles aux étudiants qui sont en droit d’aller à leurs cours. Celles-ci ne fonctionnent pas, car les entrées des écoles sont bloquées par des centaines de manifestants. Les directeurs prennent alors la décision de ne pas ouvrir cette journée pour la sécurité des étudiants et du personnel étudiant. Pour leur sécurité? Qu’est il arrivé à ce mouvement pacifique? Si on s’inquiète pour la sécurité, alors ce n’est pas pacifique. Nul ne peut ignorer l’ordre d’un policier, fait qui est fréquemment testé par les manifestant des dernières semaines au centre-ville de Montréal, avant de se faire poivrer… C’est tout aussi vrai, sinon plus, quand il s’agit de l’ordre d’un magistrat. Toutes ces personnes, dans un temps normal, qui agissent de la sorte se trouveraient en outrage au tribunal et devraient faire face aux conséquences. Où sont les arrestations, qui va faire appliquer les décision juridiques? En bout de ligne… qui a droit d’ignorer la loi? Nous devons le savoir nous-mêmes ou se trouvent les nouvelles balises de la société!

C’est un beau message que l’on envoie à la population… et nous devront en payer le prix pendant des années à suivre. La loi et la civilité ne sont plus la base de la société au Québec. Nous nous dirigeons vers l’anarchie.

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Publié le 2 mai 2012, dans Justice, Modèle Québécois, Politique québécoise, Syndicats. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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