Une courte réflexion

L’idée qui est sortie dernièrement d’imiter les États-Unis et de créer un registre des déviants sexuels, accessible au public, semble louable. En effet, un tel registre serait grandement utile à bien des gens qui s’inquiètent de savoir si ce type de personnes se retrouvent dans leur entourage.
Au Québec, de plus, bien des criminels ayant des sentences bonbon, il n’est pas toujours facile de dire qu’il faut passer outre car ils ont purgé leur peine et sont maintenant libres de vivre en société. Mais l’expérience des États-Unis nous montre un problème: plusieurs personnes ne se tienne pas à vérifier le registre et de sécuriser leur famille par cette information, mais vont plus loin en prenant sur eux-mêmes d’enlever la vie à ces gens.

Beaucoup d’entre nous ne sourcilleront pas à cette pensée, mais il faut continuer cette réflexion en ajoutant le contexte que comme la peine de mort, il est difficile de revenir en arrière. Nous avons déjà vu plusieurs cas d’enseignants masculins par exemple qui ont tout perdu, conjointe, emploi, respect, après une accusation d’attouchements de la part d’une étudiante. Dans certains cas, après de très longues années, ils ont été exonérés de leur accusations. Faudrait-il aggraver leur cas en les ajoutant à un registre? Peut-être bien que la réponse est oui, que la possibilité d’éviter la récidive de ces déviants vaut de détruire un peu plus quelques vies innocentes.

Un tel registre fait plus de sens ici qu’aux États-Unis, du moins… aux États-Unis la barre est très basse pour être listé à vie comme un monstre… quand on sais que dans bien des états l’âge de consentement est à 18 ans, plusieurs jeunes hommes amoureux de leur copine n’arrivent pas à se retenir à leur majorité et se font attraper avec celle-ci qui a toujours 17 ans. Et pour ce crime, il passeront le reste de leurs jours ostracisés de la société, et au moins un y a laissé sa peau.. Un jeune de 18 ans a osé faire la blague de montrer les fesses à son principal (mooning), et est maintenant listé sur le registre pour une période de 25 ans.

Les exemples sont très nombreux et un papier assez bien monté sur le sujet peut être lu ici. La création d’un registre peut bien être la bonne décision, mais pour quelque chose de cette importance, ne vaut-il pas mieux étudier le tout avant de décider?
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Publié le 21 mars 2012, dans Justice, Vie privée. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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