Ça n’arriverait pas ici

Après plusieurs articles de blogue sur la croissance de l’État Policier aux États-Unis, plusieurs se réconforteront en se disant, qu’au moins ça n’arriverait pas ici … mais parfois on a certains épisodes qui nous laissent penser que ce n’est pas si certain. À première vue, les événements récents à Lachute sont inquiétants…

Le docteur Jeffrey Sirzyk a été arrêté par la police durant son travail à l’hopital de Lachute. Il était le seul médecin de garde à l’urgence. Un bébé de 3 mois a été laissé anonymement par ses parents avec une jambe fracturée. Il a été transféré à l’Hôpital Ste-Justine, et la DPJ a été avertie du problème. Les parents ont d’ailleurs été arrêtés vendredi.

Selon Nouvelles TVA,  Le médecin a été questionné par les policiers peu après le transfert du poupon à Ste-Justine. Il a été accusé de ne pas coopérer avec les policiers, car il les a référés à l’hôpital Ste-Justine plutôt que de leur fournir des informations sur les parents.Selon des témoins, le médecin aurait été plaqué contre un mur avant d’être menotté.

Quelques constats:

Le médecin n’était pas autorisé à fournir des informations sur un patient sans le consentement du patient, de son autorité légale (dans ce cas les parents) ou par le mandat d’un juge.

L’arrestation musclée du médecin en pleine vue des patients à l’urgence ne me semble pas sage, l’excitation du moment pouvant être néfaste à plusieurs d’entre eux.

Encore plus dangereux était de laisser l’urgence d’un hôpital sans médecin de garde!

Toujours selon Nouvelles TVA, le dossier a été tranférée aux Affaires Internes, et le médecin a depuis démissioné de son poste.

 

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Publié le 4 mars 2012, dans Justice, Libertés individuelles, Système de santé. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. « LPJ
    39. Tout professionnel qui, par la nature même de sa profession, prodigue des soins ou toute autre forme d’assistance à des enfants et qui, dans l’exercice de sa profession, a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant est ou peut être considéré comme compromis au sens de l’article 38 ou au sens de l’article 38.1, est tenu de signaler sans délai la situation au directeur; la même obligation incombe à tout employé d’un établissement, à tout enseignant, à toute personne oeuvrant dans un milieu de garde ou à tout policier qui, dans l’exercice de ses fonctions, a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant est ou peut être considéré comme compromis au sens de ces dispositions. »

    • Je crois que d’avoir rapporté le problème à la DPJ compte dans ce cas-ci. Le médecin ne pouvait vraiment fournir plus de détails si le patient n’était plus sous sa charge, et si la seule information dont il dispose possiblement est un numéro de carte d’assurance maladie qui ne donne pas (à ce que je sache) d’information sur les parents.

    • L’enfant a été stabilisé et transféré à un centre plus spécialisé et adéquat. Le médecin n’avait aucun détail à apporter puisqu’il était dans l’incapacité de faire tous les examens nécessaires. De référer le cas à des personnes qui étaient mieux placées pour faire l’interprétation de ces examens n’était pas une raison valable pour arrêter le médecin. Ces policiers n’ont pas présenté de mandat.Il y avait des patients en cours de soin au moment de l’intervention, des patients cardiaques entre autres. La loi exige que nul médecin pour quelconque raison puisse laisser une urgence d’un hôpital sans autre médecin en service. Pareillement, aucune personne n’est autorisé à forcer cette situation. Si les policiers jugeaient que son arrestation était absolument nécessaire,ils auraient donc dû rester auprès du médecin jusqu’à ce qu’un autre médecin soit sur place pour le remplacer. Aussi , on ne parle pas du fait qu’une infirmière a également été forcée de porter plainte puisqu’elle aussi aurait été plaquée par ces policiers. Le fait est que ces policiers ont agi comme des brutes. Vous savez les parents abusifs avaient été arrêtés et relâchés dans les jours qui précédaient cet évènement: peut-être se sentaient-ils vulnérable à des accusations, puisque , de toute évidence, les parents ont récidivé sur le pauvre petit poupon.

  2. L’article 38 est très clair en ce sens. Ils ont le droit de proceder à l’arrestation.

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