Keystone XL Pipeline

Il fallait s’y attendre.  Plutôt que de prendre une décision claire (peu importe laquelle), le président Obama à choisi l’indécision.  Lorsque l’enjeu politique est important, Obama s’esquive:

Dans le clip précédent, le Président Obama connaît assurément sa réponse, mais préfère ne pas la divulguer, parce qu’il est certain qu’elle sera peu populaire.

Dans le cas de la Keystone XL Pipeline, on se doute un peu de la décision qu’il aimerait prendre.  Sauf, qu’un rejet du projet alors que l’emploi est précaire deviendrait vite le focus central de la campagne présidentielle de 2012.

Que faire?

Ne pas prendre de décision évidemment!   Retarder l’inévitable rejet du Keystone XL Pipeline pour qu’elle ait lieu après l’élection.  Pour gagner du temps, l’administration Obama annonce donc une enquête:

to determine to what extent the department and all other parties involved complied with federal laws and regulations.

L’opposition au projet n’est pas négligeable.  Elle est déterminée et surtout bien organisée.  Des vedettes sont présentes, de beaux documentaires sont produits et, naturellement, le catastrophisme est à l’honneur.

Du coté canadien, la patience semble être de mise.  Mais est-ce la bonne option?  j’en doute.  Le Président Obama n’approuvera jamais le projet:

  1. Il s’y oppose idéologiquement
  2. Les opposants au projet Keystone XL sont ses plus fervents supporteurs.  Pourquoi les décevoir à l’aube d’une élection?

Une victoire républicaine en novembre 2012 ne réduira en rien l’opposition, au contraire!  Le prix politique risque alors d’être trop élevé.

Il faut dès maintenant un plan B sérieux (peut être ceci).  Le ministre des Ressources Naturelles Joe Oliver semble disposé à discuter avec la Chine.  Chose certaine, le Canada trouvera preneur pour ses ressources énergétiques.  Seul le moyen de transport est inconnu.

Le véritable malheur des politiques économiques d’Obama ne se remarquera que la prochaine génération.   Car se ne sont pas uniquement des emplois qui sont perdus, mais aussi et surtout une expertise dans un domaine de pointe qui s’évapore.  Les plate-formes pétrolières qui quittent le Golfe du Mexique, les projets d’oléoducs (pipeline) abandonnés et les réserves pétrolières non exploitées, tout cela a un prix.  L’effet sera dévastateur sur la productivité de l’économie américaine.

Triste.

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Publié le 8 novembre 2011, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Pierre-Yves St-Onge

    Trop vrai. Seulement avec la fuite dans le Golfe l’an dernier et le moratorium qui s’en est suivi, les compagnies de forage n’ont eu d’autre choix que de louer leurs plate-formes à des compagnies qui les voulaient en Afrique et en Asie. Au montant qu’elles valent par jour de location, il n’est pas question pour quiconque de les laisser en plan pendants des moins au cas où les autorités changent d’idée sur le fôrage en mer. Ces plate-formes prennent plusieurs mois à naviguer les mers pour se rendre à destination, et comme elles sont modernes et très convoitées dans le reste du monde, elle ne reviendront pas au Golfe du Mexique.

    Ce n’est qu’un example de la folie de la politique énergétique américaine, mais effectivement, comme l’article en fait part, les volets néfastes à celle-ci sont nombreuses et les répercussions se feront sentir très longtemps.

  1. Pingback: "La Vitre Cassée"

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