Encore un droit fondamental!

La Cour Suprême s’est prononcée: le site d’injection de drogue supervisée Insite, de Vancouver, va continuer de bénéficier d’une exemption.  Sur le site, la loi ne s’applique pas, ce qui signifie que la possession de drogues ne constitue pas un crime.

Pourquoi pareille décision?  Parce que les sites d’injection contribueraient à sauver des vies, à améliorer la santé de toxicomanes, et ce, sans observer de hausse de la criminalité dans le quartier.

Que l’existence de sites d’injection présente des avantages pour les toxicomanes et l’ensemble de la société semble tout à fait logique. On pourrait d’ailleurs faire le parallèle avec la fin de la prohibition de l’alcool. Mais si la Cour Suprême considère que la légalisation partielle de la consommation de drogues est bénéfique, pourquoi se contente-t-elle d’une demi-mesure?  Pourquoi ne pas tout simplement décriminaliser la possession de drogues?

Mais la décision de la Cour Suprême a des conséquences. Elle considère que les sites d’injection ( et les seringues gratuites) constituent un droit fondamental. Refuser l’exemption, revient à violer le droit à la vie et à la sécurité des toxicomanes.  Et qui va devoir financer des sites d’injection? L’État, bien entendu!

Or, voila que la même journée, on nous annonce d’une part qu’une clinique refuse une femme de 50 ans en train de faire un infarctus sous prétexte que l’établissement est complet, et d’autre part que l’État financera bientôt des sites d’injection.

Est-il vraiment nécessaire que le financement de ce genre de site incombe, une fois de plus, aux contribuables? Notre système de santé n’arrive pas à soigner des malades, des milliers de Québécois n’ont pas de médecins de famille, et des patients meurent sur des listes d’attente ou dans des urgences surencombrées.  Avons-nous réellement les moyens d’assumer les coûts liés à un autre service?

De plus, le discours voulant que l’accès à des seringues propres est un droit fondamental renferme un aspect illogique et carrément hypocrite.  Il faut manger pour vivre.  Or, avec le raisonnement de la Cour Suprême, celui qui n’a pas accès à de la nourriture perd donc son droit à la vie.  Pourtant, la nourriture n’est pas gratuite.  Pire encore, les prix des denrées alimentaires sont artificiellement augmentés par des politiques de soutien de prix  et de gestion de l’offre.  Chercher l’erreur!

Publicités

Publié le 1 octobre 2011, dans Étatisme, Justice, Libertés individuelles, Santé. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. La drogue, comme la prostitution, devrait être décriminalisée, pour le bien de tous. Si c’est légal, ça peut-être réglementé et taxé. C’est surprenant que le gouvernement ne le voit pas ainsi – deux choses qu’ils adorent taxer et dicter. Reste que mise-à-part qu’on enlève l’élément criminel même en décriminilisant ces actes, cela réduirait de façon dramatique les actes actuellement criminels et néfastes à la société qui s’y entourent. Alors non seulement cela augmenterait la sécurité publique, la liberté individuelle et les recettes gouvernementales, cela réduirait le fardeau sur le système judiciaire qui est aussi relativement mal en point (et on ne parle même pas de la corruption). Il est à noter que je ne suis pas consommateur, alors je ne parle pas dans le but de me libérer la conscience.

    Dans cette optique, je suis d’accord partiellement avec cet article, dans la mesure que la situation idéale n’est pas présente. Un tel site, bien qu’utile, démontre encore que l’État est un bien piètre allocateur de ressources.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :