Quand les bêtises coulent à flots

Le Journal de Montréal rapporte que pour attirer la clientèle, surtout les filles, de nombreux bars offrent de l’alcool gratuitement ou à rabais même si la loi l’interdit.

Il n’en fallait pas davantage pour que nos «gardiens de la moralité» en mal d’intervention étatique  s’indignent comme des vierges offensées.

Pour eux, les bars se servent des femmes comme d’un outil de marketing.

Ils ont parfaitement raison sur ce point!  Mais de là à considérer que les femmes sont de pauvres victimes innocentes de l’industrie …. un instant!

  1. Ces femmes sont-elles obligées de fréquenter ces bars ou y vont-elles de leur propre chef?
  2. Est-ce elles qui portent les verres à leurs lèvres, ou y a t-il quelqu’un chargé de les gaver malgré elles?
  3. Sont-elles forcées de consommer jusqu’à l’ivresse ou peuvent-elles se contenter d’une seule consommation?
  4. Sont-elles d’accord pour servir d’outil marketing en échange de consommations gratuites?

Les bars ne forcent personne.  Il n’y a aucune coercition dans les faits rapportés.  Les femmes prennent leurs décisions de manière libre et volontaire, alors où est le problème?

Encore une fois, le discours ambiant fait fi de la responsabilité individuelle, et les propositions étatiques pour remédier au «problème» et pour protéger les gens contre eux-mêmes se bousculent.  Des interventions qui, une fois de plus, auront pour effet de déresponsabiliser et d’infantiliser les individus.

Désolée, mais les gens sont capables de penser par eux-mêmes et de prendre leurs décisions!  Certains font des choix en accord avec nos valeurs et nos standards, d’autres non.  Il faut l’accepter.  Chacun n’est-il pas propriétaire de son corps?

Quelle est donc ce réflexe collectiviste de toujours vouloir s’immiscer dans la vie des autres et, comme dans ce cas, de tenter de gérer les plaisirs et les habitudes de vie des autres?  Bref, de quoi l’État se mêle-t-il? Nos corps ne lui appartiennent pas!

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Publié le 27 septembre 2011, dans Libertés individuelles, Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Effectivement, il n’est encore question que de déresponsabiliser les gens. Je n’avais même pas réalisé que ce geste est illégal. Cette mesure ne fait que du sens au niveau marketing. Deux types majeurs de clientèle masculine dans les bars: ceux qui espèrent faire une rencontre (et cette mesure assure au tenancier de s’attirer une clientèle), et ceux qui ne veulent simplement siroter un breuvage « entre gars » (le vieux modèle de la taverne, qui si je me souviens bien est aussi illégal aujourd’hui). Je me demande qui se plaint de cette situation… les femmes dégoutées de ne pas avoir à payer leur consommation ou bien les hommes découragée d’avoir autant de compagnie féminine…

    Toutes ces règlementations limitent les choix des commerces et des consommateurs, et si sont poussées trop loin mènent les gens à ignorer la loi pour satisfaire leurs besoins aussi néfastes soient-ils. À New York, vu les multiples règlementations vis-à-vis la cigarette, les citoyens ne savent plus où satisfaire leur désir en paix…

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