Éco 101: la crise était facile à prévoir!

Aujourd’hui, tout le monde semble s’entendre sur le fait que l’Amérique est dans un affreux bourbier.  Tout le monde semble également d’accord sur le fait que les plans de sauvetage, les plans de relance, et l’assouplissement quantitatif (i.e. l’impression de monnaie) n’ont pas donné les effets escomptés.  En fait, les économies américaine et européenne vont plus mal que jamais, et une autre récession est à nos portes.

Pourtant, tout ceci était facile à prévoir.  J’ai d’ailleurs souvent été une prophète de malheur dans mes chroniques pourle Journal de Montréal.  Entre autres, le 30 novembre 2008, j’écrivais:

Pour remédier à une crise causée par le crédit facile, le gouvernement des États-Unis s’engage, entre autres, à racheter pour 700 milliards de dollars d’actifs invendables, tandis que la Fed injecte des centaines de milliards de liquidités.

L’intention est louable, mais le plan de sauvetage ne remettra pas l’économie sur ses rails. Pis encore, ce plan l’enfoncera dans un profond marasme et retardera tout espoir de reprise.

Pourquoi pareils propos:? tout simplement parce que les politiques keynésiennes sont, au mieux, stériles et qu’on ne s’enrichit pas en s’endettant!!!   ici, ici, ici, ici.  Friedrich Hayek (Nobel d’économie, 1974) avait d’ailleurs magistralement anéanti la théorie keynésienne.

J’avais également écrit le 15 juillet 2009 que :

…ceux qui ont adopté d’ambitieux plans de relance se trouveront avec une dette colossale à rembourser, ce qui prolongera la récession et ralentira la reprise.

Puis, le 27 août 2009:

Les conditions à l’origine de la crise sont toujours présentes. Le rebond américain est artificiel et temporaire, car les fondements de l’économie sont inchangés.

Il y a aussi ici, et ici :  «il est prématuré de déclarer la fin de la récession. Peut-être même que le pire reste à venir».

Maintenant, soyons clair:  je n’ai absolument pas la prétention d’être une économiste exceptionnelle, loin de là.  En vérité, ces prédictions étaient très faciles à faire, il suffisait pour cela d’avoir un minimum de  GBSE … gros bon sens économique !

En effet, la récession était causée par un endettement excessif. Or, les plans de relance partent d’un principe illogique selon lequel il faut dépenser et s’endetter pour s’enrichir. Les États-Unis ont défié le gros bon sens en voulant résoudre un problème d’endettement en s’endettant davantage. Ils ont refusé de considérer qu’il faut d’abord épargner et s’enrichir pour pouvoir ensuite dépenser.

Nous sommes fin 2011 et rien ne va plus.  Or, les gouvernements s’entêtent à dépenser pour relancer l’économie.  Alors voici une autre prédiction:  tant que les États continueront à annoncer des plans de relance et à s’endetter, les troubles économiques perdureront et s’aggraveront!

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Publié le 26 septembre 2011, dans Crise économique, Eco 101, Economie américaine, Economie Mondiale. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Bonjour,

    Ce qui me choque moi,ce sont de voir tous ces gouvernements de nos pays du G8 qui du jour au lendemain nous annoncent que finalement aujourd’hui rien ne va plus,les dettes explosent,il faut taxer et surtaxer encore un peu comme si la solution miracle était la facilité de venir chercher l’argent la ou c’est le plus simple,tout cela pour venir compenser l’inéfficacité de nos pseudos grands chefs d’état…….tout cela est a en vomir et n’a rien de réjouissant pour l’avenir.

  2. Ma métaphore préférée depuis quelques années est de comparer l’économie malade à un toxicomane accroché et dépendant au crédit. Les autorités depuis ce temps le regarde lui et ses symptômes et décide que le meilleur traitement pour qu’il se sente mieux est de lui redonner une dose de crédit. Les symptômes du retrait disparaissent pour quelques temps, le problème semble régler, jusqu’à ce que le corps en redemande. On peut toujours tenter d’augmenter la dose, mais en continuant sur ce chemin, éventuellement on tuera le patient.

    Cela sera difficile, probablement similaire à une cure de désintoxication, mais il faut arrêter tout cela, revenir sur la voie de l’investissement durable et sain et motivé par un équilibre gain/risque. Certainement, en allant dans cette direction, il y aura beaucoup de difficultés, mais il faut éliminés les mauvais investissement et cesser de les garder en vie comme des zombies.

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