Les effets pervers d’une fiscalité abusive

En 2007, un document viral circulait chez les internautes.  Comme il était extrêmement pédagogique, je l’avais conservait.  J’ai été bien inspirée, car 4 ans plus tard il est tout aussi d’actualité.  Ce texte explique le fonctionnement de notre régime fiscal et met en lumière les effets pervers occasionnés par sa progressivité et par l’obsession de toujours vouloir taxer davantage les « riches ».

Supposons que tous les jours, 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l’addition se monte à 50$ (normalement, 5$ chacun). S’ils payaient la note de la façon que l’on paie les impôts, selon les revenus de chacun, on aurait l’exemple suivant:

Les quatre premiers, les plus pauvres, ne paieraient rien, zéro cent.
Le cinquième paierait 50 cents.
Le sixième paierait 1,50$.
Le septième paierait 3,50$.
Le huitième paierait 6$.
Le neuvième paierait 9$.
Le dernier, le plus riche, devrait payer 29,50$ à lui tout seul.
 On arrive donc bien à 50$.
 Ils décidèrent de procéder comme décrit. Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu’au jour où le tenancier du bar les plaça devant un dilemme: «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j’ai décidé de vous faire une remise de 10$. Vous ne paierez donc vos dix bières que 40$.»
Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, les clients payants, allaient-ils diviser les 10$ de remise de façon équitable? Ils réalisèrent que 10$ divisés par 6 faisaient 1,66$.
Mais s’ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le cinquième et le sixième homme allaient être payés pour boire leur bière (1,16$ et 16 cents). Le tenancier suggéra qu’il serait plus judicieux de réduire l’addition de chacun selon le même barème et fit donc les calculs.
Alors?
Le cinquième homme, comme les quatre premiers, ne paya plus rien, Un pauvre de plus.
Le sixième paya 1$ au lieu de 1,50$ (33% de réduction).
Le septième paya 2,50$ au lieu de 3,50$ (28% de réduction).
Le huitième paya 4,50$ au lieu de 6$ (25% de réduction).
Le neuvième paya 7,50$ au lieu de 9$ (17% de réduction).
Le dixième paya 24,50$ au lieu de 29,50$ (16% de réduction).
On arrive bien à un total de 40$.
Chacun des six clients payants paya moins qu’avant, et les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement.
Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie.
«J’ai seulement eu 50 cents sur les 10$ de remise», dit le sixième et il ajouta, montrant du doigt le dixième: «Lui, il a eu 5$!!!»
«C’est vrai», s’exclama le septième. «Pourquoi il aurait eu 5$ de rabais alors que moi je n’ai eu que 1$? Le plus riche a eu la plus grosse réduction!»
«Attendez une minute, cria le premier homme. Nous quatre n’avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres».
Les neuf hommes cernèrent le dixième et l’insultèrent.
Le jour suivant, le dixième homme ne vint pas. Les neuf autres s’assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer, ils découvrirent quelque chose d’important: ils n’avaient pas assez d’argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l’addition.

Moralité de l’histoire?

1- Les réductions d’impôts avantagent les plus riches.  Néanmoins, ils continueront à payer plus d’impôts que tout le monde.

2- Si le régime fiscal devient abusif … certains contribuables vont tout simplement disparaître.

À ceux qui demandent d’alourdir le fardeau fiscal des mieux nantis, je pose la question suivante:

Quel est l’intérêt de travailler fort pour devenir très riche si on devient alors très taxé???

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Publié le 18 septembre 2011, dans Effets pervers, Fiscalité. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Je me souviens d’une étude du journal Les Affaires (circa 98/99) où on démontrait qu’avec le taux d’imposition progressif ainsi que la disparition graduelle de nombreux crédits d’impôts dans une certaine ‘bracket’, le taux d’imposition marginale d’une femme gagnant (je ne suis plus certain du montant, avec les années) disont 30,000$/an et augmentant son revenu à 35,000$, se retrouverait avec plus de 5,000$ de plus à payer en impôt, un taux d’imposition marginal effectif d’au dessus de 100%. Comment peut-on devenir plus productifs sous un tel système, quand nous somme pénalisés pour vouloir travailler plus.

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