La demande? Non, l’offre!

En cette période économique difficile, on entend régulièrement, dans la bouche des politiciens et dans les médias, qu’il faut stimuler les dépenses de consommation pour relancer l’économie.  Si seulement les gens dépensaient plus, tout irait bien…. c’est du moins ce que la théorie keynésienne affirme.  Et c’est d’ailleurs dans cet esprit que les gouvernements, et particulièrement Washington, ont adopté une série de mesures pour encourager les dépenses.

Mais est-il vrai que la production suit la demande?  Le problème vient-il réellement d’une demande trop faible?

Quand on pense au iPad ou à n’importe quelle autre innovation, c’est la production qui a créé la demande et non l’inverse.

De plus, quel consommateur n’aimerait pas s’acheter un écran géant? un nouvel ordinateur? une voiture? une plus grande maison? un condo au Mont Tremblant? un bateau? etc.

En fait, les gens sont disposés à dépenser.  Ce qui les en empêche, c’est évidemment leur situation financière.  Le chômeur qui se trouve un emploi, ou le travailleurs qui obtient un meilleur poste, sont plus riches et, par ricochet, dépensent davantage.

Ce n’est donc pas le fait que les consommateurs dépensent peu qui pose problème, c’est le fait que les entreprises investissent trop peu et hésitent à embaucher.

Maintenant, la question qui tue:  Pourquoi les entreprises se comportent-elles ainsi?    Serait-il possible qu’elles soient découragées par la fiscalité étouffante, les réglementations paralysantes, et une dette publique exorbitante qui laisse présager des hausses d’impôts ?  Il est de bon ton aujourd’hui de s’attaquer à l’entreprise et à l’entrepreneur.  Malheureusement, le discours anti-capitaliste a un prix:  une création d’emploi anémique!

Conclusion:  les consommateurs ont toujours envie d’acheter.  Le défi, c’est de donner aux entrepreneurs l’envie de prendre des risques et d’investir!

Publicités

Publié le 9 septembre 2011, dans Crise économique. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. J’ajouterais que bien souvent les entreprises ont une bonne capacité à surmonter les obstacles et s’adapter aux difficultés. Ce qui rends la situation encore plus difficile sont les incertitudes causées par les voltes-faces des autorités gouvernementales, et la peur de nouvelles réglementations qui sont généralement motivées par le politique plutôt que le bon sens.

    De plus, il y a une crainte que les règles bien établies au niveau du droit de la propriété et du crédit soient baffouées. Par exemple, quand le gouvernement américain a ignoré les règles durant son sauvetage de GM, et a accordé une part importante de la société aux syndicats, en ignorant les droits des détenteurs d’obligations, qui en cas de faillite de la compagnie auraient dû récupérer celle-ci.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :