Quelle surprise!

Ceux qui suivent l’économie américaine l’ont certainement remarqué … chaque fois qu’une nouvelle économique est mauvaise, Washington et les médias qualifient qu’elle était inattendue.  L’adverbe « unexpectedly » est toujours présent quand les statistiques montrent, par exemple, une hausse du chômage, une baisse de la consommation, etc.

Quelques exemples: 

Employment in the U.S. unexpectedly stagnated in August

Sales of U.S. previously owned homes unexpectedly dropped in July

Philadelphia-Area Manufacturing Contracts Most Since 2009

Consumer spending unexpectedly fell in June

Dismal economic data on Thursday pointed to an unexpectedly abrupt slowdown in manufacturing and a pickup in inflation

En fait, aucune des mauvaises nouvelles étaient « inattendues »… à condition de respecter les principes économiques les plus élémentaires et le gros bon sens.  Voici ce que j’écrivais en mars 2009 dans ma chronique dans le Journal de Montréal.

L’équipe Obama est certainement très bien intentionnée. Mais les mesures adoptées depuis quelques semaines achèveront une Amérique déjà fragilisée. Dans le contexte actuel, il est impératif d’encourager la production. Pour y arriver, il faut stimuler l’investissement et inciter les entrepreneurs à prendre des initiatives. Or, ce n’est pas en augmentant l’impôt sur les gains en capital et sur les dividendes que Washington y parviendra, bien au contraire.

Il faut également augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs. Or, abolir les coupures d’impôts votées en 2001 et 2003 est une mesure contre-productive, car elle alourdit le fardeau fiscal des Américains. Globalement, les hausses d’impôts avancées par l’équipe Obama auront pour effet de décourager le travail, l’épargne, l’investissement et l’entrepreneurship, avec pour conséquences d’allonger et d’aggraver la récession, d’imposer une reprise lente et modeste, et de réduire la compétitivité des industries américaines. Obama affirme vouloir combattre la crise économique mais, par ses initiatives, il a déclaré la guerre à la prospérité!

Pis encore, il a endossé un tsunami de dépenses. À titre comparatif, les plans de sauvetage et de relance des dernières semaines ont coûté l’équivalent de 15 guerres en Irak. Certains affirment que les dépenses de l’État sont indispensables pour dynamiser une économie amorphe. C’est faux. George W. Bush a dépensé plus que n’importe lequel des ses prédécesseurs. Il a été incontestablement le président le plus interventionniste des 20 dernières années. On connait le résultat. Pour quelle raison les dépenses de la nouvelle administration seraient-elles donc plus efficaces?

…/…
Les belles paroles d’Obama font rêver beaucoup de gens. Mais le rêve se transformera en affreux cauchemar, ce n’est qu’une question de temps!

Tellement difficile à prévoir, n’est-ce pas?!?!?!

 

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Publié le 4 septembre 2011, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Dans la même ligne de pensée, j’adore aussi comment nous avons été remplis de « Personne n’a pu voir venir la crise économique ». Il ne suffisait que de s’ouvrir les yeux et essayer de comprendre sans passer par le pré-mâché des médias et des experts.

    Ce qui est triste c’est qu’aux É-U, les personnages responsable de régler le problèmes sont ceux qui étaient responsable du système pendant le dévelopement de la crise, et qui n’ont rien venu venir… il faut maintenant croire qu’ils ont la solution?

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